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Sergio Grondin, conteur, comédien, auteur, monte en dix ans une dizaine de pièces. En 2012, il crée la compagnie Karanbolaz, dédiée aux Arts de la Parole.

 

Dès le début de son parcours artistique, il questionne le conte réunionnais et œuvre pour son renouveau. Figir d’fami, sa première création, invite le récit contemporain sur un territoire où la parole contée est principalement traditionnelle. Cette création, qui mêle art vidéo et musique traditionnelle, est accompagnée par le Centre Dramatique de l’Océan Indien, par le regard de Pascal Papini, alors directeur du théâtre.

Commence alors un cycle de collaborations artistiques, en région et hors-département. Il crée notamment avec Alfred Spirli (musicien de l’ARFI) et la plasticienne Gabrielle Manglou, un ciné-concert insolite baptisé 24 Cancan Tatou. En 2010, il est l’artiste invité du festival Rumeurs Urbaines (Colombes) qui lui donne carte blanche pour deux créations: Terre Transit et Vavangèr(s).

 

Soutenu par Le Séchoir (scène conventionnée de St-Leu), où il est Artiste Associé pendant trois ans, il créera, à l’occasion de la dixième édition du Leu Tempo Festival, Les Petits Artisans du Désordre, récit-concert-punk avec le musicien électro Yann Costa, renforçant sa volonté d’abolir les distances entre les différentes formes d’art. Il collabore depuis à chaque édition du festival.

C’est sur une des éditions qu’il rencontre l’équipe de CPPC (Centre de Production des Paroles Contemporaines) qui lui propose de collaborer à Le Cabaret de l’Impossible, spectacle qui lui assure une belle visibilité sur le territoire national. Artiste collaborateur CPPC depuis 7 ans, il participe fidèlement à chaque édition du festival Mythos (Rennes).

Dans sa volonté de défaire les frontières qui séparent oralité et espace théâtral, il entreprend en 2013 une réflexion commune autour de sa création Kok Batay avec le metteur en scène David Gauchard. Accompagné du musicien électro Kwalud, la pièce confirme sa position d‘auteur et de comédien. Accueillie notamment à La Manufacture (Avignon) et à la Maison des Métallos (Paris), Kok Batay rencontre un beau succès public, presse et critique.

 

Ses créations s’exportant depuis quelques années déjà hors des limites du territoire réunionnais, c’est en tournée en Roumanie que lui vient l’envie de monter Les Chiens de Bucarest. Accompagné par l’équipe artistique de Kok Batay, c’est pour l’auteur une première expérience d’écriture sur un thème hors de La Réunion.

2013 est aussi la première des deux années de collaboration en tant qu’Artiste Associé avec le Centre Dramatique de l’Océan Indien (CDOI). Cette collaboration s’étend bien au-delà puisque le CDOI accompagnera plus de la moitié de ses créations.

 

C’est avec la collaboration du CDOI qu’il monte un festival de l’oralité, Label Parol. Temps fort dédié à l’expérimentation et à la diffusion, le festival participe à la création de deux pièces remarquées: Zorey (2015) et En Attendant Dodo (2016), sa première création jeune public ; et première expérience en tant que metteur en scène.

En Attendant Dodo est accueillie l’année de sa création à La Chapelle du Verbe Incarné (Avignon).

 

En 2017, il travaillera à la direction artistique de la prochaine création de la compagnie Baba Sifon, Kala, en tant qu’auteur et metteur en scène. Il s’associera au conteur Eric Lauret pour une création inspirée des nouvelles de l’auteur danois Jørn Riel, La Vierge froide.

 

2018 sera l’occasion d’une nouvelle collaboration avec David Gauchard et Kwalud autour d’une création pour un musicien et deux comédiens : Maloya. Il travaillera également à nouveau en tant que metteur en scène à une adaptation d’un roman d’Ali Zamir, Anguille sous roche.


Créations

2009 : Figir d'Fami 

2010 : 24 Cancan Tatou
2010 : Terre Transit

2011 : Vavangèr(s)

2011 : Le Cabaret de l'Impossible

2012 : Les Petits Artisans du Désordre

2013 : Kok Batay

2015 : Les Chiens de Bucarest

2015 : Zorey

2016 : En attendant Dodo
2017 : La Vierge Froide, d'après Jørn Riel

2018 : Kala pour la Compagnie Baba Sifon
2018 : Maloya